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Grand Corps Malade, prise 3

11 octobre 2010

 

 

(Photo: Universal France)

 

On tend à l’oublier, mais Fabien Marsaud était un pur inconnu il y a plus ou moins quatre ans. Trois albums et un immense succès commercial plus tard, il est devenu l’une des figures les importantes de la pop culture francophone. Entretien avec une icône.

 

Un quart d’heure, pas une minute de plus. On n’entre pas en communication avec Fabien à la va-vite et de n’importe quelle façon. Après avoir passé par l’intermédiaire de sa maison de disque, c’est son attachée de presse qui nous a mis en contact avec lui. Pas de doute: le gars est bien entouré. Une vraie grande star.

Dans notre cas, on a attrapé Fabien à la fin d’un marathon d’entrevues réglé au quart de tour. Et malgré la fatigue (bien cachée, politesse oblige), le slammeur le plus connu du monde s’est montré hyper-généreux, sourire dans la voix et tout. La grosse tête? Connaît pas.

À l’aube de ce troisième album qui sortira le 19 octobre prochain, on réalise que les temps ont changés. On est bien loin de l’époque où pratiquement tous les journalistes de la francophonie lui posaient toutes les mêmes questions insipides: « Pourquoi Grand Corps Malade? C‘est quoi exactement, le slam? Racontez moi votre accident, qu’est-ce qui vous est arrivé?  » Vous voyez le genre, sans doute.

Oui, Fabien en a presque fini avec les cours de slam 101 pour les médias. Les gens ont fini par comprendre, selon vous? « Oui. Et c’est tant mieux comme ça. », répond Fabien. Soupir d’un homme soulagé.

La rançon de sa gloire, ça aura donc été d’expliquer son art. Mais il y a des côtés positifs à être l’ambassadeur d’un mouvement culturel comme le slam. Il y en a tout plein, à vrai dire. Comme le fait d’avoir été nommé chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en France, entre autres. « Je ne ferai pas de fausse modestie, c’est vrai que c’est moi qui est le plus connu », avoue-t-il. Comme quoi, l’artiste est conscient, très fier aussi.

 

Faire face à la musique


Faites-le compte vous-même: l’ascension de Grand Corps Malade a été très, très rapide. Et s’il a su garder les pieds sur terre, il croit que c’est parce qu’il était suffisamment vieux quand le succès s’est pointé. « Ce n’est pas comme si c’était arrivé à 16 ou 18 ans. J’avais déjà 27 ans et pas mal d’expérience. J’avais vécu beaucoup de choses plus ou moins négatives j’étais prêt à faire face à mon succès sans avoir le vertige ».

La vie de Fabien a changé, c’est vrai. Mais la célébrité n’a pas que des bons côtés. Certes, c’est agréable de se faire reconnaître dans les rues. Sauf que le succès apporte son lot de parodies (relativement flatteuses) et de moqueries, blessantes la plupart du temps. C’est comme un bonus qui vient avec le succès. Le genre de bonus que Fabien prend avec légèreté : « J’ai même ma marionnette aux Guignols de l’info. Dans ce cas-là, c’est une sorte de consécration. Mais d’autres fois c’est moins rigolo. » S’il voit les choses du bon côté, c’est sans doute parce qu’il est en quelque sorte l’enfant chéri des critiques. Et croisons-nous les doigts pour que ça perdure cette fois-ci, avec le nouvel album qui sortira chez nous le 19 octobre prochain.

 

Troisième prise


La surprise du premier album est passée. Le test du deuxième album aussi. Grand Corps Malade a fait sa place, ses preuves aussi : il est là pour rester.

Si bien qu’il n’est pas rare de voir des professeurs de France (et même du Québec) qui demandent à leurs élèves d’étudier ses textes. Une grande, grande fierté pour l’artiste qui les remercie cette fois-ci avec un album qui traite principalement d’éducation et de la jeunesse. Même si, bon, « ce n’est pas que pour ça », selon Fabien.

À preuve : il y a même une chanson sur Montréal. Et quand on lui parle de la métropole, on imagine ses grands yeux bleus briller. On l’imagine sans trop de mal puisque sa voix, elle, devient toute animée. « Je vis une belle histoire d’amitié, voir d’amour avec le Québec. Je trouve les Québécois tellement chaleureux! Vous, vous ne bouder pas votre plaisir. Et ça fait du bien. »

Malgré ça, Fabien ne sait pas encore quand il reviendra. Si tout se passe bien, ça devrait être en 2011 après sa tournée en France et en Belgique. Mais il promet déjà de retourner dans la belle province. Et on le croit.

 

 

3ième Temps, sera disponible en magasin et en numérique le 19 octobre prochain

 

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