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Montréal: bilinguisme ou anglicisation?

7 avril 2010
Photo: European Selection

Jacques Parizeau peut bien faire des chutes de pression et se retrouver à l’hôpital. Les experts prévoient que la métropole sera majoritairement anglophone en 2016. Une nouvelle qui fait grincer des dents n’importe quel souverainiste!

Avant de s’énerver le poil des jambes, vaudrait mieux décortiquer le phénomène. On ne parle pas du Québec ici, mais bien de Montréal. Et compte tenu du fait qu’il n’est pas rare de se faire servir en anglais dans les commerces de la grande ville, c’est pas surprenant non plus.

Oui, on est loin de l’époque où des Belles Soeurs comme celles de Michel Tremblay peuplaient les quartiers défavorisés de Montréal. Bon, bon, il y en a encore. Mais, il y a aussi les immigrants. Et on est tenté de blâmer pour l’anglicisation. Enfin, d’une certaine façon.

Parce que ce serait plutôt injuste de pointer les étrangers du doigt. C’est un peu comme les Atémiens au Saguenay: tout le monde nous déteste parce qu’on vient d’ailleurs. Juste, parce qu’on vient d’ailleurs. Pourtant, on parle la même langue qu’eux. Pourtant, on apporte de l’argent neuf dans leur région qui se vide. C’est une toute autre histoire, certes. Mais la comparaison est intéressante à faire. Les gens ont tendance à ne pas aimer ce qui vient d’ailleurs. Les z’importés, comme qui disent.

C’est sûr que Montréal a un problème d’anglicisation. C’est sûr qu’il faudrait davantage inciter les immigrants à apprendre la langue française. Mais faudrait quand même pas qu’on leur lance des roches pour autant. Et j’ai bien peur que c’est ce qui va arriver. Et je trouverais ça pas mal moche pour eux. D’autant plus que de plus en plus de jeunes anglos parlent le français là-bas. Est-ce vers un bilinguisme généralisé qu’on se dirige? Faudrait pas mélanger ça avec « l’anglicisation ».

Mais faudrait quand même pas prendre cette étude commandée par le bureau du député péquiste Pierre Curzi à la légère. Si nos dirigeants ne tentent rien, on risque de voir le phénomène s’étendre sur tout le Québec. Il faut agir, mais comment? Il me semble qu’on a déjà tenté bien des choses. La loi 101, c’était pour vaincre ça il me semble.

* * * *

Mon point de vue est peut-être naïf. Déconnecté de la réalité, même. Mais ça s’explique: je n’ai jamais habité Montréal. Sauf que je tenais absolument à en parler. Parce que la sauvegarde du français, c’est plus qu’important pour moi. C’est la langue maternelle de presque tous les Québécois hors Montréal. Ça fait partie de ce que nous sommes, de notre identité.

2 commentaires leave one →
  1. 11 avril 2010 2:37

    « Le bilinguisme, c'est le passage transitoire d'une langue à une autre. »- Albert DauzatLe bilinguisme, c'est la mort du français, simplement.

  2. 15 avril 2010 5:19

    En fait, montréal est tellement différente du reste du québec. c'est tellement métissé, c'est un feeling différent, une façon de penser différente. et c'est sur que l'anglais est extrêmement présent. Je crois qu'on s'enligne plutôt vers le bilinguisme, je viens de montréal et ayant côtoyé des anglos durant tout mon secondaire, s'ils ont de la difficulté à parler la langue de molière, ils savent la comprendre, et les francos ne vont pas laisser tomber leur langue maternelle pour celle de shakespeare tout d'un coup. dans mon cas, l'anglais et le français faisaient bon ménage et faisaient même des enfants; le magnifique franglaisdonc, amour, love, amour! j'te love, love moé!http://www.youtube.com/watch?v=H6oKq3_T0_o&feature=related

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